Food system impacts on biodiversity loss
Type de document
report
Langue source
-- Langue source --
Titre
Food system impacts on biodiversity loss
Titre français
Titre anglais
Auteur(s)
- BENTON Tim G
- BIEG Carling
- HARWATT Helen
- PUDASAINI Roshan
- WELLESLEY Laura
Editeur(s)
Autre(s)
Id
Z3SQFF8H
Version
3508
Date ajout
26 avril 2021 08:39
Date modification
26 avril 2021 08:39
Résumé
• La perte de biodiversité s’accroit partout dans le Monde. Le taux moyen d’extinction des espèces
dans le monde est désormais bien plus élevé que sur la moyenne des 10 derniers millions
d’années.
• Le système alimentaire occidental est la principale menace pour la biodiversité. Au cours
des 50 dernières années, la transformation des écosystèmes naturels en pâturages et en
terres agricoles a constitué la première cause de perte des habitats, ce qui a réduit la
biodiversité.
• Ces dernières décennies notre système alimentaire s’est construit autour de la recherche
d’une alimentation moins chère. Les politiques et les structures économiques visent à
produire toujours plus d’aliments à des coûts toujours plus bas. Pour satisfaire la
demande, il est nécessaire de constamment renforcer et maintenir la production
intensive, alors que celle‐ci appauvrit les sols et les écosystèmes, et diminue la capacité
de production des terres aux ressources pourtant limitées.
• La production alimentaire actuelle repose fortement sur l’utilisation d’intrants tels que les
engrais, les pesticides, l’énergie, les terres et l’eau, ainsi que sur des pratiques non
durables comme les monocultures et le travail intensif du sol. Tout cela a réduit la variété
de paysages et d’habitats, menaçant ou annihilant les comportements de reproduction,
d’alimentation ou de nidification des oiseaux, des mammifères, des insectes et des
organismes microbiens, et supplantant de nombreuses espèces végétales autochtones.
• Cause majeure des émissions de gaz à effet de serre, notre système alimentaire participe
également au changement climatique, ce qui dégrade davantage les habitats et provoque
la dispersion des espèces vers de nouveaux territoires. Cela entraîne donc de nouveaux
contacts et de nouvelles concurrences entre espèces, et crée de nouvelles opportunités
favorisant l’émergence de maladies infectieuses.
• Sans une réforme de notre système alimentaire, la perte de biodiversité continuera à
s’accélérer. La destruction continue des écosystèmes et des habitats menacera notre
capacité à alimenter les populations humaines. Cette réforme doit intégrer trois
mesures principales :
- Premièrement, les modèles alimentaires mondiaux doivent s’orienter vers des
régimes alimentaires plus végétalisés, en raison des répercussions
disproportionnées de l’élevage sur la biodiversité, l’exploitation des terres et
l’environnement. Un tel changement des régimes alimentaires bénéficierait
également à la santé des populations du monde entier et permettrait de
réduire le risque de pandémies. De même, il est nécessaire de limiter
considérablement le gaspillage alimentaire mondial. En réduisant la demande
de protéines animales, toutes ces mesures devraient atténuer la pression
exercée sur les ressources, notamment les terres.
- Deuxièmement, davantage de terres doivent être protégées et laissées à l’état
sauvage. La protection des terres contre la transformation ou l’exploitation est
le moyen le plus efficace de préserver la biodiversité, nous devons donc éviter
leur transformation en terres agricoles. La restauration d’écosystèmes
autochtones sur des terres agricoles inutilisées permettrait d’accroître la
biodiversité.
- Troisièmement, l’agriculture doit être plus respectueuse de la Nature et
soutenir davantage la biodiversité, en limitant l’utilisation d’intrants et en
remplaçant les pratiques de monoculture par des systèmes de polyculture.
• Ces trois mesures sont en partie interdépendantes. La protection et la préservation des
terres naturelles ainsi que la transition vers une agriculture plus respectueuse de
l’environnement dépendent d’un changement de régime alimentaire, qui deviendra de
plus en plus difficile à réaliser si la croissance de la demande alimentaire continue
d’exercer une pression croissante sur les ressources terrestres.
• Cette année nous offre une occasion potentiellement unique de restructurer un système
alimentaire. Une série de conférences et de sommets internationaux aura lieu en 2021,
dont le fil conducteur portera sur les systèmes alimentaires et la biodiversité. Plus
important encore, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU)
réalisera le premier Sommet sur les systèmes alimentaires de l’ONU (UNFSS),
reconnaissant ainsi le besoin de transformer les systèmes alimentaires afin d’améliorer la
sécurité alimentaire, la santé publique et la viabilité environnementale.
• En 2021, les gouvernements du monde entier devraient effectuer des investissements
sans précédent pour soutenir la relance économique face à la pandémie de COVID‐19. Les
efforts déployés pour mettre en place une « relance verte » doivent mettre en avant des
questions liées au développement durable, à l’équité et à la résilience sociétale, en créant
de nouvelles opportunités pour l’élaboration conjointe de politiques qui octroient une
priorité égale à la santé publique et planétaire.
• Au vu de ces opportunités, ce rapport recommande la prise de mesures sur trois fronts si
nous souhaitons, en 2021, faire avancer les efforts déployés pour établir un système
alimentaire en faveur de la biodiversité :
- Les décideurs politiques internationaux doivent reconnaitre l’interdépendance des
actions sur le plan de l’approvisionnement et sur le plan de la demande. Le
changement d’alimentation et la réduction du gaspillage alimentaire sont essentiels
pour mettre fin aux blocages du système qui ont engendré l’intensification de
l’agriculture et la transformation continue des écosystèmes autochtones en terres
agricoles et en pâturages.
- Les parties prenantes en charge de la conception et l’organisation de l’UNFSS
doivent garantir que ce sommet intègrera une « approche des systèmes
alimentaires » dans d’autres processus internationaux clés, notamment au sein
des négociations sur le climat de l’ONU. Ce sommet doit viser à rassembler les
fils politiques interdépendants sur la viabilité environnementale, y compris les
questions de prospérité, de croissance durable et l’amélioration de la santé
publique et du bien‐être.
- Les décideurs politiques nationaux et internationaux doivent renforcer la
concordance entre les accords mondiaux et les actions nationales. Les mesures
nationales doivent traduire les engagements mondiaux en actions sur le
terrain. Parallèlement, les comptabilités environnementales nationales seront
fondamentales pour mieux prendre en compte la valeur de la biodiversité et
pour en soutenir la protection. Des directives mondiales en matière
d’investissement responsable, de changement de régime alimentaire et de
solutions fondées sur la Nature face au changement climatique seront
nécessaires pour orienter les plans d’action nationaux qui peuvent
collectivement changer en profondeur le système alimentaire mondial.
Note
None
CRAW tags
- AB - Modalité bio
- FREDO durabilité
- GEO Europe
- GEO Global
- biodiversité
- food systems
WEB tags
Pages
75
Date caractères
05/02/2021
Date publication
5 février 2021