Nourrir les poules pondeuses bio avec des insectes (OK-Net EcoFeed)

Type de document
videoRecording
Langue source
Français
Titre français
Nourrir les poules pondeuses bio avec des insectes (OK-Net EcoFeed)
Titre anglais
Feeding organic laying hens with insects (OK-Net EcoFeed)
Auteur(s)
Editeur(s)
Autre(s)
  • null
Id
XJDRL7UD
Version
2614
Date ajout
24 décembre 2020 18:40
Date modification
24 décembre 2020 18:40
Résumé français
L’utilisation d’insectes offre de nouvelles possibilités pour combler le manque de protéines dans l’alimentation animale biologique. Décomposeurs naturels, les insectes peuvent transformer efficacement les déchets organiques. La production à grande échelle d’insectes repose sur des sous-produits issus de l’industrie agroalimentaire qui seraient sinon jetés ou inutilisés. Le profil d’acides aminés des insectes correspond aux besoins nutritionnels des poissons, des volailles et des porcs. C’est le cas notamment pour les acides aminés comme la lysine, la thréonine, la méthionine et le tryptophane qui, en alimentation animale, sont considérés comme des facteurs limitants. On utilise les larves d’insectes de deux façons : si elles servent de composants alimentaires, les larves sont tuées par congélation, séchage, dégraissage partiel et broyage ; pour enrichir l’environnement, on peut utiliser les larves d’insectes vivantes. D’un point de vue légal, la protéine d’insectes transformée appartient au groupe des protéines animales. Actuellement, son utilisation en tant qu’aliment pour animaux n’est pas autorisée. L’ordonnance sur les aliments pour animaux ne réglemente pas l’utilisation d’insectes vivants. Comme il ne s’agit pas d’un aliment transformé, on peut supposer qu’il est possible de donner à manger des insectes vivants ou des larves d’insectes aux animaux. L’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL) a réalisé deux essais d’alimentation sur les poules pondeuses avec des larves d’insectes transformées et vivantes. Moins de soja grâce à de la farine de larves d’insectes Dans un essai d’alimentation sur la réduction du soja, de la farine de larves de la mouche soldat noire (Hermetia illucens) a été donnée à manger aux poules pondeuses. Dans une ration usuelle, la moitié ou toute la part de soja a été remplacée par la farine de Hermetia. Cette part s’élevait respectivement à 12 et 24 % de farine de Hermetia. Chez les poules pondeuses incluses dans l’essai, aucune différence n’a été observée en matière de performance de ponte, de consommation d’aliments ou de santé animale. Dans le groupe ayant reçu 24 % de farine de Hermetia, des cas de diarrhée ont été rapportés. En outre, la prise de poids y était plus faible. Sur la base de ces observations, on peut conclure qu’une part de farine d’insectes de 24 % dans l’aliment pour poules pondeuses représente la limite supérieure. Enrichissement de l’environnement avec des insectes vivants Dans le second essai, des vers de farine (Tenebrio) vivants ont été donnés à manger aux poules pondeuses. Chaque poule a reçu 10 g de vers de farine par jour. Les poules ont été pesées régulièrement et la consommation d’aliments, la performance de ponte ainsi que la qualité des œufs ont été évaluées. En outre, le comportement des animaux a été observé pendant plusieurs jours par enregistrement vidéo. Seule la consommation d’aliments par poule différait de manière significative en faveur du groupe ayant reçu des vers de farine. Quant à la performance de ponte, au plumage, à la qualité des œufs et à leur teneur en riboflavine, aucune différence significative n’a été observée entre le groupe de contrôle et le groupe à l’étude. De même, aucune différence n’a été constatée en matière de comportement. Cette absence de différence pourrait s’expliquer de la manière suivante : afin de rendre leur utilisation aussi pratique que possible, les vers de farine ont été dispersés dans la litière. Par conséquent, les poules n’étaient occupées que pour peu de temps. Elles ont très vite trouvé les vers. Par ailleurs, dans les deux groupes, aucun trouble comportemental n’a été observé ; l’effet sur le picage n’a donc pas pu être déterminé. À la lumière des résultats de l’essai, nous nous attendons à des changements de comportement en cas de quantités plus élevées de larves de vers de farine ou de méthodes d’alimentation plus complexes.
Résumé anglais
The use of insects opens up new possibilities to fill the protein gap in organic animal feed. Natural decomposers, insects can efficiently transform organic waste. Large-scale insect production relies on by-products from the food industry that would otherwise be discarded or unused. The amino acid profile of insects matches the nutritional requirements of fish, poultry and pigs. This is particularly the case for amino acids such as lysine, threonine, methionine and tryptophan which, in animal feed, are considered to be limiting factors. Insect larvae are used in two ways: if they serve as food components, the larvae are killed by freezing, drying, partial degreasing and grinding; to enrich the environment, we can use the larvae of live insects. From a legal point of view, the processed insect protein belongs to the group of animal proteins. Currently, its use as animal feed is not permitted. The Feed Ordinance does not regulate the use of live insects. Since this is not a processed food, it can be assumed that it is possible to feed live insects or insect larvae to animals. The Research Institute of Organic Agriculture (FiBL) carried out two feeding trials on laying hens with transformed and live insect larvae. Less soy thanks to insect larvae meal In a soybean reduction feeding trial, meal from black soldier fly larvae (Hermetia illucens) was fed to the laying hens. In a usual ration, half or all of the soybean has been replaced by Hermetia flour. This share was 12% and 24% Hermetia flour, respectively. In the laying hens included in the trial, no difference was observed in laying performance, feed consumption or animal health. In the group that received 24% Hermetia flour, cases of diarrhea were reported. In addition, the weight gain was lower there. On the basis of these observations, it can be concluded that a share of insect meal of 24% in the feed for laying hens is the upper limit. Enrichment of the environment with live insects In the second trial, live mealworms (Tenebrio) were fed to the laying hens. Each hen received 10 g of mealworms per day. The hens were weighed regularly and feed consumption, laying performance, and egg quality were assessed. In addition, the behavior of the animals was observed for several days by video recording. Only the feed intake per hen differed significantly in favor of the group that received mealworms. Regarding spawning performance, plumage, egg quality and their riboflavin content, no significant difference was observed between the control group and the study group. Likewise, there was no difference in behavior. This lack of difference could be explained as follows: in order to make their use as convenient as possible, the mealworms were scattered in the litter. Therefore, the hens were only occupied for a short time. They quickly found the worms. Moreover, in the two groups, no behavioral disorder was observed; therefore, the effect on pecking could not be determined. Based on the results of the trial, we expect behavioral changes with higher amounts of mealworm larvae or more complex feeding methods.
Note
None
CRAW tags
  • AB - Spécifique
  • FREDO alimentation animale
  • FiBL
  • GEO Suisse
  • acide aminé
  • autonomie
  • protéine
  • volaille
  • élevage
WEB tags
Date caractères
2020
Date publication
1 janvier 2020