Le bien-être animal dans le droit de l’Union européenne
Type de document
thesis
Langue source
-- Langue source --
Titre
Le bien-être animal dans le droit de l’Union européenne
Titre français
Titre anglais
Auteur(s)
- BULAND Ève
Editeur(s)
Autre(s)
Id
VXINN8KT
Version
3228
Date ajout
1 mars 2021 22:02
Date modification
12 avril 2021 16:05
Résumé
L’Union européenne a constitué le point de départ nécessaire à la prise en compte du
bien-être animal dans les États membres, au regard des disparités existantes chez les Vingt-
Sept. Elle a su mettre à disposition divers mécanismes utiles à sa valorisation, en établissant
des standards minimaux, rehaussant certains d’entre eux au fil du temps. Le droit primaire
représente à la fois le salut de l’animal, lui permettant d’être digne de considération dans
l’ordre juridique communautaire, mais se révèle aussi être son obstacle le plus important en
raison des nombreuses limitations et silences qu’il comporte. Malgré les évolutions
législatives et jurisprudentielles advenues depuis 1992, il n’a jamais été question de faire
figurer le bien-être animal en tant qu’objectif général de l’Union ou au titre des objectifs
spécifiques des politiques sectorielles. Par ailleurs, le bien-être animal souffre
incontestablement du manque d’autonomie vis-à-vis des autres politiques. L’absence de base
juridique utile à l’adoption de législations directement vouées à assurer le bien-être des
animaux conduit à une protection parcellaire. D’une part, certains d’entre eux ne sont
rattachables à aucune politique existante (tels que les animaux de compagnie). D’autre part
car le bien-être animal demeure valorisé au prisme des objectifs de ces politiques, destinées
à satisfaire l’Homme. En effet, force est de constater que de manière générale, la protection
animale demeure conditionnée par les intérêts humains. Lorsque ceux-ci entrent en conflit, la
protection accordée à l’animal est une protection a minima, qui s’apparente plus à une
obligation de s’abstenir qu’à une véritable intégration. À l’inverse, lorsque lesdits intérêts
n’entrent pas en confrontation mais s’avèrent compatibles, une protection accrue est
concédée, puisque favorable à l’Homme ou pour le moins pas dérangeante. Il est donc encore
difficile d’affirmer que l’animal est protégé pour ce qu’il est, et non pas pour ce qu’il
représente. Cette protection anthropocentrée explique pourquoi une partie de la doctrine
plaide en faveur de l’attribution de droits aux animaux, plutôt que de raisonner en termes de
devoirs des Hommes envers ceux-ci.
À défaut d’une révision des traités apte à renforcer les outils juridiques en faveur du
bien-être animal, le réexamen par la Commission de deux textes fondamentaux est à l’ordre
du jour. Il s’agit des règlements n° 1/2005 relatif au transport des animaux vivants et
n° 1099/2009 relatif aux méthodes d’abattage. Au regard de l’engagement croissant des
institutions, et à l’ère du Green Deal, cette annonce fait naître de profondes espérances chez
ceux qui voient en l’animal un être sensible et non une « machine mouvante».
Note
None
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- AB - Utile à l'AB
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Date caractères
2020
Date publication
1 janvier 2020