Les herbivores, transformateurs de produits fourragers et de coproduits issus de l'agro-industrie en aliments nobles pour l'homme

Type de document
book
Langue source
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Titre
Les herbivores, transformateurs de produits fourragers et de coproduits issus de l'agro-industrie en aliments nobles pour l'homme
Titre français
Titre anglais
Auteur(s)
  • DECRUYENAERE Virginie
  • LESSIRE Françoise
  • BECKERS Yves
  • RONDIA Pierre
  • MARTIN G.
  • FROIDMONT Eric
Editeur(s)
Autre(s)
Id
TM4QNI65
Version
3357
Date ajout
9 avril 2021 17:47
Date modification
20 avril 2021 08:55
Résumé
Les prairies recouvrent près de 50% de la surface agricole utile en Wallonie. Dans certaines régions, la prépondérance des prairies dans le paysage wallon se justifie par des contraintes climatiques. Pour celles-ci bien souvent, les sommes de température et la durée de végétation active sont faibles et limitent considérablement le choix des cultures susceptibles d’atteindre la maturité avant récolte avec certitude. Dans d’autres régions, les prairies s’imposent davantage en raison de contraintes agronomiques : nature du sol, disposition des parcelles, relief du territoire, intérêt dans la rotation pour les prairies temporaires… Ainsi, la grande majorité des prairies de notre Région ne peut pas être remplacée par des cultures ; elles doivent dès lors être perçues comme une bonne alternative à la valorisation du territoire. Grâce à la présence du rumen en amont de l’estomac, les ruminants ont la capacité de transformer des productions non éligibles pour l’homme, tels que les fourrages et les co-produits des industries agro-alimentaires. Ces aliments, de nature essentiellement fibreuse mais pas pour autant pauvres en protéine et en énergie, sont largement fermentés par les micro-organismes du rumen qui les dégradent en composés plus simples, valorisables ensuite par l’animal. Par ce mécanisme, les ruminants contribuent à transformer ces aliments grossiers en produits nobles, tels que le lait et la viande. On comprend dès lors aisément que la présence des ruminants est étroitement liée aux superficies enherbées, elles-mêmes dépendantes des conditions pédo-climatiques d’une région. Malgré des systèmes de production intensifs et l’amélioration continue du potentiel génétique des animaux, les bovins restent peu dépendants des aliments du commerce comparativement aux autres spéculations animales. Ainsi, selon l’APFACA, de l’ordre de 16% des aliments composés produits en Belgique et importés sont utilisés pour les bovins, dont seulement 1/3 est écoulé dans la filière viande bovine. L’herbe, les produits herbagers et les aliments produits sur l’exploitation tels que le maïs restent donc majoritaires dans la ration des bovins élevés pour la production de viande. La valorisation de l’herbe et des produits herbagers dépend fortement des performances zootechniques recherchées. Les objectifs de croissance sont établis, en autre, sur base des prix offerts par la cheville variant avec les catégories d’âge et de poids d’abattage. Ces dernières années, il semble que les animaux abattus un peu plus tardivement soient moins dépréciés qu’auparavant, facilitant la formulation de rations à base de matières premières herbagères. A l’inverse, l’intensification dans le but de produire des animaux abattus plus jeunes ou à un poids supérieur, implique une croissance plus soutenue, et de ce fait la distribution de rations plus denses en énergie. Pour la formulation de telles rations, certains coproduits disposent de valeurs nutritionnelles intéressantes, permettant de satisfaire des besoins nutritionnels élevés, tout en conservant une certaine autonomie alimentaire. Leur valorisation au niveau local représente en outre un intérêt considérable pour la rentabilité des industries agro-alimentaires qui, sans la présence de l’animal, devraient trouver d’autres débouchés pour les coproduits sous peine d’être dans l’obligation de financer leur élimination. Cet exposé a pour objectif d’illustrer les potentiels, mais aussi les limites, des aliments produits localement pour les bovins viande, que ce soit selon leur type (vache de réforme- taurillon…), leur race et leurs performances zootechniques, mais aussi l’intérêt de ces aliments en termes d’efficiences alimentaire et économique. Il analyse les atouts et faiblesses de la spéculation viande bovine en ne se limitant pas à l’échelle de l’animal seul, mais en le replaçant en tant que véritable maillon de la chaîne agro-alimentaire. Ce positionnement permet non seulement de mieux cerner les enjeux de ces élevages au niveau de la production primaire, mais aussi leur importance dans les secteurs amont et aval.
Note
None
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Date caractères
2014-02-19
Date publication
19 février 2014