Interdiction des effluents d’élevages industriels : Des pistes pour s’adapter

Type de document
magazineArticle
Langue source
Français
Titre français
Interdiction des effluents d’élevages industriels : Des pistes pour s’adapter
Titre anglais
Ban on industrial livestock effluents: ways to adapt
Auteur(s)
  • POUPEAU J-M.
Editeur(s)
Autre(s)
Id
RQXDX38U
Version
2585
Date ajout
28 octobre 2020 12:33
Date modification
28 octobre 2020 12:33
Résumé français
En 2021, la gestion de la fertilisation dans les systèmes AB va être bousculée par la mise en application d’une évolution réglementaire qui interdit l’utilisation d’effluents provenant d’élevages industriels. Fin janvier 2020, un colloque a été organisé par Bio Centre-Val de Loire sur l’autonomie azotée en grandes cultures bio. L’objectif était de faire le point sur les leviers mobilisables pour s’adapter à cette nouvelle règle. À cette occasion, Vincent Moulin, conseiller agronomique à la FDgeda du Cher, a dressé le bilan de trois années d’essais sur la fertilisation de blé bio : dans six essais sur onze, l’écart de rendement entre les modalités fertilisées (60 unités d’azote) et les témoins non fertilisés n’était pas significatif. Charlotte Glachant (de la Chambre d’agriculture d’Ile-de-France) a effectué une synthèse de 121 essais portant sur l’apport d’engrais organiques sur blé : dans la moitié des situations, le gain de rendement engendré par les apports n’était pas significatif et les adventices nitrophiles étaient favorisées. Les résultats d’un essai sur l’apport de luzerne fraîche ensilée (comme fertilisant) ont aussi été détaillés : les rendements obtenus sont satisfaisants, mais la logistique nécessaire à la mise en place de cette méthode est assez contraignante. Enfin, les résultats d’essais réalisés à la ferme expérimentale de Boigneville (Essone) et à La Saussaye (lycée agricole d’Eure-et-Loir) sur des systèmes de cultures bio et autonomes (sans apports extérieurs d’engrais organiques) ont été présentés : ils ont montré que l’autonomie en azote était possible, mais il n’en est pas de même pour le phosphore et la potasse.
Résumé anglais
In 2021, the management of fertilization in organic farming systems will be shaken up by the implementation of a regulatory change which prohibits the use of effluents from industrial livestock. At the end of January 2020, a conference was organized by Bio Center-Val de Loire on nitrogen autonomy in organic field crops. The objective was to take stock of the levers that can be mobilized to adapt to this new rule. On this occasion, Vincent Moulin, agronomic advisor at FDgeda du Cher, took stock of three years of trials on organic wheat fertilization: in six out of eleven trials, the yield difference between the fertilized methods (60 units nitrogen) and unfertilized controls was not significant. Charlotte Glachant (from the Chamber of Agriculture of Ile-de-France) carried out a summary of 121 tests relating to the application of organic fertilizers to wheat: in half of the situations, the gain in yield generated by the inputs was not significant and nitrophilic weeds were favored. The results of a test on the supply of fresh alfalfa ensiled (as fertilizer) were also detailed: the yields obtained are satisfactory, but the logistics necessary for the implementation of this method are quite restrictive. Finally, the results of trials carried out at the experimental farm of Boigneville (Essone) and at La Saussaye (agricultural school of Eure-et-Loir) on organic and autonomous farming systems (without external inputs of organic fertilizers) have been presented: they have shown that nitrogen autonomy was possible, but the same is not true for phosphorus and potash.
Note
None
CRAW tags
  • AB - Spécifique
  • FREDO effluents et litière
  • GEO France
WEB tags
Titre de la publication
BIOFIL
Date caractères
Juin 2020
Date publication
24 juin 2020