Toxic fruits: tomatoes, migration, and the new Italian slavery
Type de document
journalArticle
Langue source
Anglais
Titre français
Fruits toxiques: tomates, migration et nouvel esclavage italien
Titre anglais
Toxic fruits: tomatoes, migration, and the new Italian slavery
Auteur(s)
- LERNER Giovanna Faleschini
- PAST Elena
Editeur(s)
Autre(s)
Id
5R7JSC7I
Version
2201
Date ajout
28 octobre 2020 12:38
Date modification
28 octobre 2020 12:38
Résumé français
En Italie, les tomates existent au croisement de la fierté culinaire nationale-culturelle, de la pétro-politique méditerranéenne, de la politique agro-environnementale et même de la politique de genre. Ils occupent une place si importante dans l’imaginaire italien et dans l’imaginaire mondial de l’Italie, que leur stature culturelle et culinaire obscurcit les conditions déplorables de leur production et fait taire la voix de ceux dont le travail les amène à la table mondiale. Dans cet article, nous examinons la récolte de tomates dans trois ouvrages contemporains qui confrontent les conditions du travail des migrants agricoles dans les Pouilles et le Latium: le livre de Leogrande (2016) Uomini e caporali, le roman noir Bloody Mary de Vichi et Gori (2008), et Mariani (2017) film docu-musical The Harvest. Par une approche humaniste environnementale, nous démêlons les tropes persistants dans ces différentes formes de représentation: toxicité et masculinité toxique; isolement socioculturel; hybridité narrative et biologique. Ces thèmes mettent en avant les coûts humains de la récolte, mais ils exposent également les défis et les limites de sa représentation. Nous soutenons que, bien que le travail qu’ils accomplissent soit d’une importance vitale, en accordant peu d’attention aux tomates elles-mêmes et en écartant la destination culturelle de la tomate sur la table italienne, ces récits risquent de renforcer le fossé entre des repas confortables et le travail pénible de la récolte.
Résumé anglais
In Italy, tomatoes exist at the intersection of national-cultural culinary pride, Mediterranean petro-politics, agro-environmental policy, and even gender politics. They occupy such an important place in the Italian imaginary, and in the world’s imaginary of Italy, that their cultural and culinary stature obscures the deplorable conditions of their production, and silences the voices of those whose labour delivers them to the global table. In this article, we examine the tomato harvest in three contemporary works that confront the conditions of agricultural migrant labour in Puglia and Lazio: Leogrande’s (2016) book Uomini e caporali, the noir novel Bloody Mary by Vichi and Gori (2008), and Mariani’s (2017) docu-musical film The Harvest. Through an environmental humanistic approach we unravel persistent tropes in these different forms of representation: toxicity and toxic masculinity; socio-cultural isolation; narrative and biological hybridity. These themes foreground the human costs of the harvest, but they also expose the challenges and limitations of representing it. We argue that, although the work they do is of vital importance, by dedicating little attention to tomatoes themselves and sidelining the tomato’s cultural destination on the Italian table, these accounts risk reinforcing the divide between comfortable meals and the punishing labor of the harvest.
Note
None
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- migration
- pomodori, migrazione, ibridità, tossicità, lavoro agricolo, italia meridionale
- toxicity
Titre de la publication
Journal of Modern Italian Studies
Volume
0
Pages
1-28
Date caractères
October 12, 2020
Date publication
12 octobre 2020
Doi
10.1080/1354571X.2020.1800264
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Issn
1354-571X
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